La vie dans le village au XXème siècle

 

Vers les temps modernes.

Les chapitres précédents consacrés au XIXème siècle ont évoqué le lent déclin de notre village.
Du début du XXème siècle jusqu'à la Grande Guerre, la vie égrennera ses joies et petites vicissitudes, accompagnés des bénéfiques et indéniables progrès techniques que la municipalité pouvait dorénavant offrir à ses habitants.
Loisey de 1914 à 1918, comme de nombreux villages du sud-meusien situés à l'arrière du front, ne servira que de village de cantonnement de soldats et de lieu de villégiature et de repos. En témoigne les nombreuses cartes postales que l'on retrouve encore, et qui ont été envoyées lors de cette période par les militaires à leurs familles et amis.
En cherchant un peu, on peut également trouver une inscription "1916, campagne 1916-1917", à l'angle du mur de la maison située au n° 8 de la route de Salmagne.
Mais la guerre prélèvera aussi hélas son contingent d'hommes qui verront leurs noms gravés sur le monument au mort élevé en 1925 à deux pas de la mairie, ainsi que l'inhumation de six militaires tués durant les conflits, et dont les tombes ont été disposées de part et d'autre de la grande croix du cimetière.
Par la suite, et jusqu'au début de la Seconde Guerre Mondiale, il ne se passera rien de vraiment particulier dans notre village.
Bien sûr, la guerre 1939-1945 verra une partie de la population suivre l'évacuation de 1940... Six soldats français paieront même de leur vie la défense du village :
Nous citerons Germain Grenier, de Montreuil-sous-Bois (Seine), Paul Gaillard de Banay (Côte d'Or), Gabriel Beauclair de St-André, Emilien Legret de Chaumont-sur-Tharonne (Loir et Cher), Jacques Digard de Paris 7e, et Emile Chenu de Sussey (Côte d'Or).
Mais les loiséens vont supporter malgré tout l'occupation alllemande pendant quatre ans, et le village ne sera libéré que le 1er septembre 1944.
A noter que les armées en repli sont souvent suivies par des bandes de trainards et de bandits, parfois en uniforme... Le propriétaire du moulin en neutralisera ainsi quelques-uns, qui furent attirés dans sa cave... bien garnie de vin !
Subsiste un douloureux et dernier rappel de cet ultime conflit mondial qui surviendra à la fin de la guerre, et restera longtemps dans les mémoires :
Une malheureuse manipulation de munitions retrouvées au "Mont Blanc" par des enfants va ensanglanter durement le village en 1945... L'éclatement d'un obus va ainsi tuer net Maurice Prévost et René Kosmala, 12 ans tous les deux, et en blesser trés grièvement un troisième un peu plus agé...
On peut dire que l'histoire de ces guerres s'inscrit bien sûr dans la mémoire, mais également dans la pierre et dans l'espace ; en témoigne le monument érigé dans le village, mais aussi les stèles et les plaques que l'on peut encore voir au cimetière : plaque d'ancien combattant, d'ancien prisonnier de guerre, rappel de tel conflit... de telle décoration militaire...

 


 

La population.

Le déclin d'un village évoque souvent également le déclin de sa population.
Voyons ce que nous disent les recensements depuis le XIXème siècle (à prendre avec précaution), qui nous donnent en 1800 à Loisey, 797 villageois.
En 1850, c'est l'apogée de Loisey : 858 habitants, tandis qu'avec 430 paroissiens, Culey ne s'agrandit plus.
Puis vient la chute, trés rapide : Culey, 310 habitants en 1882 et 245 en 1902. Baisse plus spectaculaire à Loisey : 513 habitants en 1882, 425 en 1902.
On chercherait maintenant des coupables, mais contentons-nous d'évoquer quelques causes possibles.
L'hygiène progresse au XIXème siècle ; la mortalité infantile régresse... Et il faut nourrir tout ce monde : nos vignes n'y suffisent plus, d'où la recherche de travail à l'extérieur.
Avec le canal et le chemin de fer, la vallée de l'Ornain s'industrialise... Le train (révolution pacifique mais redoutable) bouleverse le courant des échanges : le vin viendra de régions mieux pourvues, et le nôtre -de qualité devenue modeste- sera durement concurrencé. Et quand le phylloxera arrive dans la seconde moitié du XIXème siècle, il donnera le coup de grâce à notre vignoble en fin de vie.
Dans la première décade du XXème siècle, dix immigrés s'installent à Loisey.
Avec la baisse spectaculaire de la population meusienne après la Grande Guerre, cette immigration devient plus importante de 1920 à 1950 : on compte alors pour cette période 263 étrangers arrivant à Loisey... et 184 qui en repartent. (Les archives de Culey sont muettes sur ce sujet).
Ces émigrants d'origine européenne, ayant déjà séjourné dans d'autres régions françaises, ont la bougeotte ! Certains sont inscrits "arrivant" et "partant" plusieurs fois sur deux ans... voire la même année !
En 1936, sur les 327 habitants de Loisey, on relève 69 noms à consonnance étrangère, dont 56 d'origine polonaise.
A la même date, le village de Culey compte 13 immigrés sur 184 habitants.
Voilà donc du sang neuf, ardent au travail, et qui redonnera vie à nos villages entre les deux guerres...
Mais la vigne et tous ses métiers ont disparu ! Restent la culture et l'élevage...
On verra malgré tout une industrie fromagère s'établir en 1920, et prospérer fortement après la Seconde Guerre... suivie par une charcuterie industrielle.



 

La vie au village au début du XXème siècle.

Pour nous donner un aperçu de ce que pouvait être la vie quotidienne à Loisey dès 1900, il suffit de nous replonger dans les archives, et de relever quelques délibérations parmi les plus remarquables du conseil municipal de cette époque :

- Le 4 février 1900 - Projet de téléphone à Loisey :
Le conseil municipal décide le rattachement de la commune au réseau téléphonique meusien... si la commune obtient le bureau de poste qu'elle sollicite.

- Le 19 juillet 1900 - Legs :
L'abbé Rouyer , ancien curé de Loisey, fait un legs de 36 Francs à la fabrique de Loisey.

- Le 8 juillet 1901 - Notaire de Loisey :
Il est question de transférer l'étude du notaire de Loisey à Tronville ( Refus du conseil municipal ! ).

- Année 1902 - Legs de la famille Toussaint :
Fourniture de denrées alimentaires en prélevant sur les intérêts du legs Toussaint, disponibles après l'achat de 300 F de rentes.

- 12 février 1905 - Ancien cimetière autour de l'église :
On supprime le petit mur (déjà tombé entre les maisons Thouvenin et Petitjean). On fait niveler l'ancien cimetière en enlevant (pour la commune qui les vendra), toutes les tombes qui ne sont pas le long des murs de l'église. (Après une mise en demeure régulière).

- 12 novembre 1905 - Nouveau cimetière de la route de Salmagne :
Le conseil est d'avis qu'une plantation d'arbres à droite et à gauche de la route de Salmagne (à partir du presbytère) formerait une belle avenue pour se rendre au cimetière. Essence d'arbre choisie : le tilleul.

- 31 décembre 1905 - Séparation de l'Eglise et de l'Etat :
L'évêque de Verdun demande si, en raison de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la commune serait favorable à contribuer (dans le cadre de la loi), à l'entretien du culte et spécialement au maintien d'un curé. ( Une communication a été transmise au Préfet qui n'a pas encore répondu ).
Le conseil émet l'avis de ne correspondre avec l'évêché que par l'intermédiaire du Préfet et avec son avis.

- Novembre 1907 - Presbytère :
Tiraillement entre la préfecture et la municipalité pour le montant du loyer à payer pour la cure du village. Il y a des réparations à faire... Apparemment, malgré l'avis du préfet, on s'entend pour un bail de 9 ans à 75 F par an.

- 12 août 1908 - Création d'un clos d'enfouissement des animaux morts de maladie contagieuse, le long du chemin rural dit "des brebis", "devant le four", "sur la croix". N° 9 section B de la 4ème feuille du cadastre. ( Endroit correspondant à l'actuel "Mont Blanc" )

- 12 août 1908 : Vote d'un crédit de 100 F pour la nouvelle société de tir scolaire ( et post-scolaire ) "La Fraternelle".
Le premier exercice de tir aura lieu le dimanche 7 mai 1911 à 14h 30 sur le terrain situé "Sous Rebéval" - Tir au fusil Lebel à 200 mètres.

- 12 août 1908 - Décision d'acheter une pompe à incendie "aspirante et refoulante n° 2": Un crédit de 670 F est alloué.

- 7 septembre 1908 - Curage des fossés et des ruisseaux : Oui pour "Le Puits Monsieur", "Le Pré Chevalier", non pour Bumont. La largeur minimale sera de 1 m, la profondeur de 0,60 m. L'opération ( ou les dépenses de curage ) seront à la charge des riverains. Chacun sera au droit de soi.

- 22 novembre 1908 : On demande aux PTT un service de transport des dépêches à deux tournées ordinaires :
Un départ de Loisey le matin à 4h 30. Retour à Loisey à 6h 30.
Un départ de Loisey à 2h 45 l'après-midi. Et le retour à Loisey aussitôt après la prise en charge au train de Silmont qui passe à 3h 47 l'après-midi. ( distribué dès son arrivée ).
On vote une indemnité de 40 F pour Mr Guiot, le facteur, qui supporte la bonne tenue du service télégraphique.

- 7 septembre 1909 : Les fosses et les dépots de fumier dans les rues sont interdits... dont acte !

- 7 juillet 1912 : La décision est prise de curer le ruisseau de Loisey dans toute la traversée du village.

- 9 février 1913 : Avis favorable du conseil municipal, pour l'installation de l'éclairage électrique dans la commune.

- 1er juin 1913 - Eclairage public : Le conseil est d'accord pour une étude gratuite sans engagement par la société Eclairage Public Electro-métallurgique. La visite de l'ingénieur est prévue le 19 juin 1913.

- 11 août 1914 : Un crédit de 280 F est voté en vue de constituer un stock de 6 quintaux de farine à 43,75 F le quintal, et de 100 kg de sel à 17,50 F le quintal, pour subvenir aux besoins des habitants en ces temps de guerre.
Le bureau de bienfaisance vote lui aussi un crédit de 411,25 F pour l'acquisition de 9 quintaux de farine et d'un quintal de sel.
( Les stocks acquis par la commune et non utilisés seront revendus, sans perte ni profit, au minotier de Guerpont, en novembre 1914. )

- 14 février 1915 : Création d'une commission qui évaluera les dégats causés dans les logements et cantonnements militaires.

- 8 décembre 1915 : On propose de remplacer le télégraphe par le téléphone... dès que la guerre sera terminée.

- 8 décembre 1915 : Il y a en moyenne 200 réfugiés par mois présents à Loisey.

- 8 décembre 1915 : Avec la proximité du front, il y a un doublement de la population à Loisey. Cela triple le travail du secrétaire de mairie ! On vote pour lui une indemnité supplémentaire de 20 F par mois jusquà la fin de la guerre.

- 8 décembre 1915 : On vote une indemnité de 5 F par an, pour chaque prisonnier, jusqu'à la fin de la guerre.

- 8 décembre 1915 : On vote un emprunt de 20.000 Francs.

- 18 janvier 1919 : Démission du maire, Mr Régnier. On vote donc pour son remplacement :
- Au 1er tour, candidat Mr Vicherat Emile : Refusé.
- Au 2ème tour, candidat Mr Toussaint Ernest : Refusé.
- Au 3ème tour, candidat Mr Prévost Arthur : Refusé.

- 24 janvier 1919 : Le Préfet nomme Mr Saintin Emile, conseiller municipal, pour remplir provisoirement les fonctions de maire.

- 28 août 1919 : Téléphone - On demande le remplacement de l'appareil télégraphique par un appareil téléphonique.

- Septembre 1919 : Le ruisseau a été curé, ( pas d'autre précision ).

- 21 octobre 1920 : Mme veuve Richier-Giron ( qui décèdera le 28-12-1923 ), fera le nécessaire pour l'emploi du legs fait par son mari à la commune ( 20.000 F en tout ) :
12.000 F seront pour l'hôpital de Bar-le-Duc, et 8000 F pour créer un service des eaux dans la commune, dans un délai de cinq ans suivant le décès de l'épouse de Mr Richier-Giron. ( Le testament date du 9 aût 1914 ).

- 13 février 1921 : On décide d'attribuer l'emplacement nécessaire à la sépulture de six militaires morts pour la France, au pied de la croix centrale du cimetière. ( Concession perpétuelle gratuite ).

- 21 juin 1921 : Le préfet refuse qu'un monument aux morts soit érigé dans la cour de l'école.

- 26 août 1923 : Elections municipales - Trois nouveaux conseillers municipaux sont élus : Mr Roustang Joseph né le 8 mai 1887, Mr Toussaint Louis né le 5 juillet 1896, Mr Paillard Louis né le 25 mai 1896.
Le maire élu est Mr Vicherat Emile.

- 8 novembre 1923 : Création d'un syndicat intercommunal pour l'établissement d'un réseau de distribution d'énergie électrique.
La quote-part de la commune sera de 54.100 F maxi.
Pour la date de la mise en service, cela fonctionnera en 1928.

- 14 avril 1925 : Un emprunt de 17.600 F pour l'électrification du village est lancé. ( Obligations de 100 F, intérêts 5,90 %, remboursables en 30 ans. )
Les souscripteurs du village pour 1000 F sont les suivants : Numa Regnier, Gaudi Léandre, Mme Veuve Gentilhomme, Henrion Emile, Petitjean Victor, Vicherat Edmond, Roustang Joseph. Pour 1500 F : Mme veuve Toussaint-Houltel. Pour 2500 F : Mme veuve Lahire-Jeannon. Pour 500 F : Mr Toussaint Jean, Mr Toussaint Louis.

- 26 août 1925 : Procès-verbal de réception définitive du monument aux morts. Prix : 7000 Francs.

- 16 octobre 1925 : A l'occasion de l'inauguration du monument aux morts qui s'est déroulée le 4 octobre, la vente des insignes, photos, etc... a rapporté 600 F.
Il y a eu montage et démontage de décors et de stands ( quatre journées de travail ), des gerbes de fleurs, la musique de Ligny, et le banquet.

- 18 mars 1926 : Arrêté municipal réglementant la vitesse maximale des autos et des motos dans le village à... 12 km par heure.
Des écriteaux seront à apposer aux diverses entrées du village.

- 20 mai 1926 : Un crédit de 450 F est voté pour la pose d'une grille devant le monument aux morts.

- 17 octobre 1926 : Une subvention de 50 F est accordée à la société de tir "La Fraternelle" qui organise des concours de tir.

- 6 février 1927 : On parle encore du berger de Loisey qui fait parler de lui au conseil ( il aurait eu dernièrement une entorse... )

- 11 janvier 1928 : Il n'est plus berger et ne gagne plus sa vie. La commune lui accorde donc 4 F par jour et 4 bons de pain par mois.

- 11 juin 1928 : Mr Martin, l'ancien berger, buveur et paresseux ( d'après plusieurs conseillers ), n'est ni digne, ni capable d'élever ses enfants... On demande donc au Préfet s'il serait possible de le frapper de déchéance paternelle, et de confier ses enfants à l'assistance publique.

- 8 novembre 1928 : Projet d'alimentation du village en eau potable.
Pour utiliser le legs de 8000 F ( réservé à un service d'eau potable ), on demande à Mr Morton, ingénieur, d'étudier un projet d'alimentation. Et on demande aussi au Préfet de désigner un géologue pour pouvoir faire des recherches dans des zones de captage ( Puits Monsieur, zone des sources situées à l'est de Loisey... )

- 6 décembre 1928 : Projet de cinéma scolaire - Il manque encore 150 F pour l'achat d'un projecteur de cinéma "Pathé Baby".

- 14 avril 1929 : La fosse pour la bascule est mise en adjudication ( suivant les plans établis par le service rural ).
Le terrain pour la bascule est situé dans le jardin appartenant à Mr Ernest Toussaint. Il est acheté par la commune pour 200F.
Les tarifs prévus pour la pesée seront les suivants : 3 F pour un habitant de Loisey, et 5 F pour un étranger au village.

- 1er octobre 1929 : Le devis pour la fosse de la bascule est de 3323 F, et celui du pont-bascule est de 9058 F

- 5 octobre 1929 : Achat du pont-bascule.

- 11 octobre 1929 : Le projet d'adduction d'eau est accepté. Son coût est de 261.600 F ( On n'en donne pas le détail ).

- 15 mars 1930 : Projet d'installation électrique dans le logement du facteur.

- 9 avril 1930 : Avis favorable du conseil ( sous réserve d'un respect de l'hygiène ), pour un projet de porcherie Roustang.

- Mai 1930 : Mise en service de la bascule du village. Le tarif sera donc de 3 F par pesée, et d'un Franc pour le peseur.

- 13 octobre 1930 : Le balcon de la mairie ( qui est démoli ) restera en l'état.

- 28 février 1932 : Concernant l'eau potable, le captage de la source du puits Monsieur peut être mis en adjudication.
Des analyses de la qualité de l'eau sont à réaliser ( un appareil de verdunisation sera à mettre en place après trois analyses si nécessaire ) - Les travaux d'adduction pourront eux aussi être mis en adjudication.

- 6 juillet 1932 : Adjudication des travaux d'adduction d'eau du village.

- 12 juin 1932 : Les instituteurs et institutrices sont autorisés, comme les années passées, à acheter des chaussures et des vêtements aux enfants des familles nécessiteuses et méritantes afin de faciliter la fréquentation scolaire.

- 17 octobre 1932 : Concessions d'eau - Le débit d'eau disponible est bien supérieur aux nécessités de la commune ( ? )
En conséquence, on pourra accorder des concessions à tous les habitants qui en feront la demande.
Les concessionnaires se brancheront sur le robinet d'arrêt à leurs frais. ( Ouvrages contrôlés par l'architecte-directeur des travaux )
La redevance annuelle par branchement sera de 30 F.

- 26 août 1933 : Concernant le captage des eaux, les travaux supplémentaires ont coûté 58.669 F.

- 10 décembre 1933 : Les eaux sont reconnues mauvaises. La décision est prise d'installer un appareil d'épuration.

- 14 janvier 1941 : Guerre 39-45 - Un crédit de 250 F est voté pour l'achat d'un portrait du maréchal Pétain.

- 26 janvier 1941 : La Grande Rue de Loisey est baptisée Rue du maréchal Pétain.

- 1er septembre 1944 : Libération de Loisey.

Sources :

Archives Départementales de la Meuse :
E dépot 222-4
E dépot 222-5
2 O 703
2 O 704

Archives de la Mairie de Loisey :
- Délibérations du conseil municipal

 


 

Quelques cartes postales anciennes ( dont certaines annotées ) qui ont été envoyées par des soldats au repos
dans notre village de 1914 à 1918 :

 

 

La Grande Rue

 

 


La Grande Rue

 

La place de l'église
et de la mairie

 

Le carrefour de la Grande Rue et de la Rue de la Place

 

 

La Grande Rue

 

 

La Grande Rue

 

La Route de Salmagne
(anciennement Rue de la Place)

Défilé de soldats prés de
la Rue de la Place

 

 

Petit concert de musique militaire
sur la place de Loisey en 1916

 

 

La sortie du village en direction de Géry en 1917

 

Le carrefour de la Grande Rue
et de la Rue de la Place

 

Rassemblement de chevaux militaires au croisement de la Grande Rue et de la rue de Pouillon

 


 

L'inauguration du monument aux morts 1914-1918 à Loisey
le 4 octobre 1925, sous la présidence de M. André Maginot, député de la Meuse

Ce monument aux morts, de conception assez simple, nous a été fourni par la société de M. Léandre Ancet, industriel à Dijon.
Il a été réceptionné par la commune le 26 août 1925. Le maire de Loisey à l'époque était M. Emile Vicherat.
C'est un monument en granit rouge corail des Vosges dont le prix de 7000 Francs comprenait la gravure et la dorure des lettres, ainsi que le transport depuis l'usine d'Abainville dans la Meuse jusqu'à Loisey.
La pose sur des fondations prévues à cet effet était également comprise dans le prix.
Afin de marquer le coup, le conseil municipal avait décidé de préparer une cérémonie exceptionnelle d'inauguration en en confiant la présidence à M. André Maginot, député de la Meuse et ministre de la guerre à l'époque.
M. André Maginot, né à Paris le 17 février 1877 et mort le 7 janvier 1932, est un homme politique français connu notamment pour avoir permis la construction de "la ligne Maginot" avant la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Inauguration du monument aux morts

Les préparatifs de la cérémonie
d'inauguration.

 

 

Allocution de M. André Maginot

L'allocution de M. André Maginot

 

 

Article Echo de L'Est du 11 octobre 1925

L'article de L'Echo de l'Est
du 11 octobre 1925
relatant l'évènement.

 

 

Carte postale officielle du monument aux morts

La carte postale officielle
de l'inauguration du monument
aux morts de Loisey.

 

 

André Maginot 1928

Portrait dédicacé d'André Maginot
à ses électeurs de Loisey en 1928

 

 

La mairie et le monument
aux morts en 1930

 

Le monument aux morts
de Loisey en 1957

 

 


Une pierre de façade gravée 1916 :

Pierre gravée 1916 à Loisey

Loisey a conservé une pierre gravée par des soldats sur un mur de façade d'une maison particulière ( située rue de Salmagne) dont on est sûr qu'elle a servi de cantonnement militaire pendant la Grande Guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie dans le village vue sur quelques cartes postales anciennes du début du XXe siècle :

 

La Grande Rue

 

 


Rue Entre-deux-Ponts

 

La Grande Rue

 

Vue générale et route de Salmagne

 

 

La Grande Rue

 

 

La Grande Rue

 

Le carrefour de
la Rue de Pouillon

 

La Grande Rue

 

 

La Grande Rue

 

 

La Rue Entre-deux-Ponts

 

La Grande Rue

 

Rue de la Place

 

Rassemblement devant
l'église et la mairie

 

La Grande Rue

 

La Rue Entre-deux-Ponts

 

Rassemblement devant
l'épicerie de la Grande Rue

 

 

La route de Salmagne


 

L'Eglise et la Mairie

 

 

La Grande Rue

 

La rue de Pouillon

La Rue de Pouillon

 


 
 

La fromagerie Roustang :

C'est l'histoire d'une entreprise meusienne qui a rythmé la vie de Loisey et de ses environs pendant plus d'un demi-siècle, rayonnant bien au delà des frontières de notre petit village au cours de ses années fastes, entre 1950 et 1970.

Les origines :
En 1920, Joseph ROUSTANG (1887-1945), et son épouse Emma née HUTIN ( 1890-1993), elle-même issue d'une grande famille de fromagers, décident de fonder une exploitation familiale destinée à fabriquer et à vendre du fromage aux commerçants et habitants de la région.
La photo "historique" affichée ci-dessous représente la première tournée de lait faite à Loisey le 19 mars 1920 ( jour de la Saint-Joseph), quarante litres seront ainsi ramassés dans une voiture d’enfant.
La petite entreprise se développera rapidement, et diversifiera sa production de fromages en lançant un célèbre carré de l'est baptisé "Petit Pâtre". Elle ouvrira aussi plusieurs succursales dans quelques villes un peu partout en France.

Joseph Roustang décède en 1945 et c'est son fils ainé, également prénommé Joseph, qui continue donc à prendre la direction de l'entreprise qu'il dirigeait à la place de son père depuis 1934, tout en se faisant élire maire du village à la libération en 1945.
Avec son frère cadet Paul (1926-1986), Joseph décide alors de transformer l'entreprise en une fromagerie industrielle ( ROUSTANG S.A. ) tournée vers l'export en complément de la France. Ils ouvriront également d'autres fromageries ailleurs dans le département...Rumont, Sorcy, Thonnelle...
L'entreprise deviendra ainsi une société en pleine expansion qui emploiera jusqu'à 130 personnes à son apogée à Loisey, transformant notre petite agglomération en un village économiquement florissant pendant quelques décennies.
Des employés venu des villages et des environs de Bar-le-Duc et Ligny-en-Barrois venaient travailler à Loisey... Une cantine-restaurant avait même été aménagée pour eux à l'étage d'un atelier de fabrication pour la pause de midi au cours de leurs journées de travail.

A côté du carré de l'est Petit Pâtre, d'autres produits voient le jour : camembert, brie, beurre, pour les plus connus, ainsi que quelques autres spécialités comme le port-salut et le cheddar pour les fromages à pâte dure.
Au début des années 70, la marque "Petit Pâtre" disparait, au profit d'autres produits fromagers mieux élaborés.
Mais en 1975, un problème d'approvisionnement d'eau potable, récurrent dans le village, met le maire Joseph Roustang en porte-à-faux entre les intérêts de son entreprise et les habitants de la commune.
Et face à la polémique causée, il démissionne de la mairie... C'est son premier adjoint qui, après un nouveau vote du conseil, le remplacera jusqu'aux prochaines élections municipales de 1977.

L'entreprise fusionnera entre temps en 1976 avec CLAUDEL pour devenir CLAUDEL-ROUSTANG SA dont Joseph devient le PDG.
Mais ne pouvant se développer plus avant dans le village suite aux problèmes de terrain disponible et d'approvisionnement en eau, il sera hélas décidé que la fromagerie de Loisey fermera définitivement ses portes le 30 juin 1977 au profit des autres usines de la société qui ont été également ouvertes quelques années auparavant, en Meuse en particulier.

Les employés de Loisey seront ainsi reclassés ailleurs (à l'usine de Sorcy principalement) pour ceux qui le peuvent, et les locaux de l'entreprise seront ensuite revendus : à la commune de Loisey pour la partie industrielle, ainsi qu'à quelques particuliers pour les autres locaux.

PS : Remerciements à la famille Roustang, Mme Musset 1ère adjointe, Mr B. Thomas, Mr J-P Kapusta, Mr O. Zinsz, ainsi que quelques anciens salariés de l'entreprise pour les trés nombreux documents et témoignages qui m'ont permis de rédiger et d'illuster ce petit article dédié à l'ancienne fromagerie de Loisey.

Marcel Lacaze.

 

 

La première tournée de lait faite à Loisey le 19 mars 1920.
Joseph Roustang est la deuxième personne en partant de la gauche
.

( Photo aimablement mise à notre disposition par la famille Roustang )

La première tournée de lait de la fromagerie Roustang en 1920

 

 


Le classique carré de l'est "Petit Pâtre"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joseph Roustang (1915 - 2011), fils du premier,
qui reprit la direction de la fromagerie de Loisey en 1934

 

 

 

 

Quelques photos et documents sur l'histoire de la fromagerie Roustang à Loisey :

 

 

Affiche publicitaire des
années 1930-1940

 

 


Une des premières étiquettes
du carré de l'est "Petit Pâtre".

 

Présentation des activités de
la fromagerie par les deux directeurs
sur un livret promotionnel
de la marque
( milieu des années 60 )

 

Page de présentation de
l'entreprise Roustang
au milieu des années 60

 

Présentation des différentes usines
de la marque dans le département
de la Meuse au milieu des années 60

 

L'exportation des produits
"Petit Pâtre" à travers le monde

 

 

Le quai de déchargement de
l'usine de Loisey en 1945

 

Le processus de fabrication
du fromage

 

La fabrication du fromage

 

 

Une cuve de préparation
du fromage

 

Le moulage des camemberts

 

Le stockage des fromages
dans les caves-hâloirs
d'affinage

 

L'atelier d'emballage de la
fromagerie de Loisey au milieu
des années 60.

 

 

 

Les chauffeurs de la fromagerie
devant leur garage (milieu
des années 60)

 

 

Les ateliers de fabrication de
l'usine de Loisey
(milieu des années 60)

 

Camions de la fromagerie
à la sortie des ateliers de Loisey

 

Vue sur les ateliers de fabrication
depuis la rue Entre-deux-ponts
de Loisey

 

 

Les cuves à sérum de
la fromagerie

 

Le bureau de comptabilité
de la fromagerie de Loisey
au milieu des années 60.

 

L'atelier d'emballage
en 1968

 

Article sur le journal "L'Est-Républicain"
et remise de médailles
du travail à Loisey en 1970

 

Statuette en plâtre
du Petit Pâtre

 

 

Image du Petit Pâtre sur un
livret promotionnel des années 60.

 

Image promotionnelle du
carré de l'est "Petit Pâtre"

 

Image publicitaire du
fromage Petit Pâtre

 

 

 

Quelques objets
publicitaires du Petit Pâtre :
Porte-clés, buvard, etc...

 

Quand la marque "Petit Pâtre"
sponsorisait quelques événements
sportifs régionaux :
Ici le cycliste Maurice Saint -Jean
en 1965

 

Image publicitaire
du fromage Petit Pâtre

 

 


Implantation de la fromagerie de Loisey en 1970

L'implantation des différents locaux de la fromagerie
dans le village de Loisey en 1970.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte postale ancienne représentant
la fromagerie vers 1930.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques exemples de spécialités fromagères élaborées à la fromagerie de Loisey :

 

 

Camembert Petit Pâtre
destiné à l'export

 

 


Camembert destiné à l'export

 

Le rectangle Petit Pâtre

 

Le Bébé Pâtre

 

Le Babypâtre en portions

 

Le beurre Petit Pâtre

 

Le Brie Petit Pâtre

 

Les pointes de brie

 

Un port-salut "au sanglier"

 

Le carré de l'est L'épatant

 

Le brie Le Loisey

 

Spécialité " Le Loisey"

 

Un carré de l'est classique

 

Le brie surfin Le Loisey

 

Le camembert
"Aux armes de Loisey"

 

Un fromage "light"

 

Une spécialité ail et fines herbes

 

Un carré de l'est des années 70

 

Le camembert La Rose d'Or est
l'une des dernières références qui
a été élaborée à Loisey en 1977

 

 


 

 
 
 

La fromagerie Roustang en 1972
( film amateur muet en super 8 )

 

 

 


 
 

Loisey de 1945 à nos jours.


L'activité économique :


Notre village, ayant relativement peu souffert des effets de la Seconde Guerre Mondiale, va bénéficier après 1945 d'une expansion économique assez conséquente sous l'influence de son nouveau maire et également patron de la fromagerie.
A Loisey, plus que dans d'autres villages de la même taille situés aux alentours, ce que l'on va appeler plus tard les Trente Glorieuses (1946 à 1975) va prendre ici tout son sens.
Parallèlement à l'importante activité agricole déjà en place : culture céréalière, élevage, et production laitière , suivie elle-même par une industrie fromagère déjà bien établie, va se développer, à partir des années 50, une petite entreprise de salaisons et de charcuteries.

 

 

 

 

 



La Grande Rue de Loisey sans doute prise pendant, ou juste après la Seconde Guerre Mondiale... L'indication "abri" peinte sur le mur à droite était encore visible au début des années 60 d'après plusieurs anciens qui ont bien connu cette époque. La marque a été effaçée depuis, suite à un ravalement de façade.

 

 

- La Société Meusienne De Salaisons :

En 1954, M. Fernand Berni, un entrepreneur d'origine italienne spécialisé dans la charcuterie de son pays, crée donc à Loisey une petite entreprise charcutière qui sera d'abord destinée à satisfaire la demande des ressortissants italiens de la région.
Aidée de quelques salariés au départ, l'entreprise s'implante dans l'actuelle rue des Dîmes, améliorant au fur et à mesure le matériel et les locaux destinés à la production.
Face au succés croissant, l'entreprise se développera rapidement et élargira sa production aux produits français, se tournant en même temps dans l'exportation vers divers pays européens à partir des années 70.
A noter qu'un changement important de direction s'opèrera également en 1973, Mr Daniel Trévisan devenant le directeur de la société.
D'abord nommée à sa création "Société Meusienne De Salaisons", l'entreprise prendra ensuite le nom de son fondateur "Berni" en 1985.
Mais, face à des locaux devenus trop exigus à Loisey avec sa petite vingtaine de salariés de l'époque, l'entreprise va alors être amenée à investir et à déménager en 1986 à Verdun dans la Meuse, sur un site plus grand et plus moderne qui continue à se développer à l'heure actuelle.
Devenu inoccupé, le site de la rue de Dîmes de Loisey sera vendu dans les années 90 et servira alors de locaux à un centre équestre qui continue à fonctionner de nos jours.

 

L'enseigne de la Société Meusienne de Salaisons dans les annnées 70

 

 

L'entrée de la Société Meusienne de Salaisons
qui était située Rue des Dîmes à Loisey

Le logo Berni sur les produits de la marque
dans les années 70 - 80

 

Un exemple type d'étalage de charcuterie italienne :
Mortadelle, Salami, Pancetta, Jambon de Parme, etc...

 

 

 

La Société Meusienne de Salaisons en 1972
( film amateur muet en super 8 )

 

 

 

 


 

- L'agriculture :

A Loisey, on remarque que les exploitations agricoles de l'après-guerre seront surtout dominées par une production laitière assez conséquente jusqu'au milieu des années 70. Mais celle-ci va par la suite ralentir progressivement jusqu'à disparaitre complétement à la fin du XXe siècle.
Elle sera bien sûr remplacée par quelques cultures céréalières et l'élevage de bovins, mais parallèlement, on va hélas assister à la diminution inéluctable du nombre des exploitations qui se constate à Loisey comme partout dans les villages meusiens et français à la même époque.
A noter aussi qu'un important remembrement va affecter une grande partie des terres agricoles loiséennes (commune de Loisey-Culey) en 1992.
Le transfert définitif de propriétés issu de ce remembrement sera effectif le 27 février 1995.

 

 

La vie agricole à Loisey en 1972 - 1973
( film amateur muet en super 8 )

 

 

 

 


 

- Le commerce et l'artisanat :

Le village de Loisey avait encore la chance jusqu'au milieu des années 1980 de possèder les commerces essentiels permettant de se passer d'aller faire ses courses dans les villes avoisinantes pourtant bien approvisionnées :
Une épicerie, une boulangerie, une boucherie, avaient encore de nombreux clients dans le village et ses alentours... sans compter un café, une école communale, et le bureau postal qui rendait encore bien des services.
Mais tout cela ne durera pas, hélas, et tous ces commerces disparaitront les uns après les autres, excepté le bureau postal qui est encore ouvert de nos jours.
Quelques commerces ambulants venus des villages voisins arriveront tout de même à maintenir des tournées dans le village au fil du temps, mais cela ne suffira évidemment pas à faire revenir le commerce et les magasins disparus...
Le petit artisanat, quant à lui, a su relativement mieux résister dans le village en cette fin du XXe siècle, et se maintiendra même vaille que vaille jusqu'à nos jours, même si cela bien sûr, n'a rien à voir avec la période faste loiséenne du XIXe siècle.
Parmi les artisans présents à Loisey dans la deuxième moitié du XXe siècle, citons au fur et à mesure des années et de façon irrégulière les : maçons, bucherons, peintre, couturière, infirmière, tapissier décorateur, menuisier, électricité générale, mécanique générale, etc...

 

 

La commerce et l'artisanat à Loisey en 1972
( film amateur muet en super 8 )

 

 

 


 

- La vie administrative :

Tout au long du XXe siècle, les maires de Loisey choisis parmi les conseillers élus (au nombre de onze pour la seconde moitié du siècle), eurent à gérer une commune qui n'avait que trés peu perdu de sa vivacité, malgré le lent dépeuplement des campagnes constaté dans notre département.
Le budget de la commune avait également bénéficié au fur et à mesure des années, d'une bonne gestion de sa grande et exceptionnelle forêt qui s'étendait sur plus de 170 ha sur le seul territoire de Loisey.
On va cependant assister, à partir de 1973, à un important changement dans notre gestion communale, faisant suite à une demande du maire et de la municipalité de Loisey d'alors, de pouvoir opérer une fusion avec la commune toute proche de Culey en faisant élire respectivement sept conseillers par les habitants de Loisey et quatre pour les habitants de Culey, avec un maire qui serait élu en commun au sein du nouveau conseil...
La commune de Culey, gérée par son maire de l'époque, Mr André Grandgérard, acceptera après votes cette proposition, et les deux communes fusionneront officiellement le 20 janvier 1973.
La nouvelle commune prendra dés lors le nom de "Loisey-Culey".
Cette situation de fusion particulière fonctionnera sans trop de problèmes pendant quelques années. Mais des dissensions internes au sein du conseil se feront de plus en plus sentir, surtout à partir des années 2000, pour aboutir à une nouvelle demande du maire de Loisey-Culey en 2012 de défusionner les deux communes.
La procédure, aprés étude et avis de la population, sera finalement acceptée, et la défusion des communes sera officiellement effective par décision du tribunal le 1er juillet 2014. Les deux communes redevenant alors indépendantes.
Question démographie, Loisey retrouvera alors après sa défusion sensiblement le même nombre d'habitants qu'elle avait dans la première moitié du XXe siècle, soit un peu plus de 300 habitants correspondants à une centaine de foyers.

Voici à titre indicatif, et sauf erreur de notre part, la liste des maires qui se sont succédés tout au long du XXe siècle à Loisey ( et Loisey-Culey de 1973 à 2014 ) :
- De 1894 à 1919 : M. Victor Régnier
- De 1919 à 1923 : M. Emile Saintin
- De 1923 à 1935 : M. Emile Vicherat
- De 1935 à 1940 : M. Ernest Toussaint
- De 1940 à 1945 : M. ? Legrand
- De 1945 à 1975 : M. Joseph Roustang
- De 1975 à 1983 : M. Jean Lozahic
- De 1983 à 2014 : M. Jackie Zinsz


 

La fusion de Loisey et Culey en 1973
( film amateur muet en super 8 )

 

 

 


Décoration du maire Joseph Roustang

Remise de médaille à Mr le maire Joseph Roustang par son
premier adjoint Mr Georges Toussaint. (Fin des années 1960)

 

 

 

Jean Lozahic maire de Loisey-Culey

Mr Jean Lozahic (1911-2001),
maire de Loisey-Culey de 1975 à 1983.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les services municipaux.

- Les pompiers :

On sait qu'une brigade de sapeurs-pompiers existait déjà au XIXe siècle à Loisey, comme dans beaucoup de villages meusiens d'ailleurs.
Le local des pompiers se trouvait à l'origine au niveau du 4, Rue de Salmagne, juste en face du presbytère.
Au fur et à mesure des années, la compagnie s'était équipée de matériel de plus en plus performant comme la fatigante et ancienne pompe à bras, remplacée par une puissante moto-pompe achetée en 1950, pour pouvoir pomper plus efficacement l'eau directement dans le ruisseau qui traverse le village sur toute sa longueur .
Au milieu du XXe siècle, cette brigade de pompiers était encore composée d'une dizaine d'hommes et eu fort à faire en de nombreuses occasions, épaulée pour les cas les plus graves par les pompiers de Tronville ou de Bar-le-Duc.
Mais faute de volontaires en nombre suffisant logeants sur place, suivie de l'intervention de plus en plus rapide des pompiers des villes voisines, la compagnie des sapeurs-pompiers de Loisey-Culey sera finalement dissoute à la fin des années 1980.

 

 


Manoeuvres des pompiers dans les années 1950 à Loisey

 

 

Portrait de Mr Roger Poisson en uniforme des pompiers. Sapeur-pompier à Loisey de 1948 à 1956, il fut nommé lieutenant en 1951 et chef de la brigade. C'est lui qui est également à l'origine de la création de "La Clique de Loisey", un groupe de fanfare municipale qui perdurera jusqu'à la fin des années 1960.

 

 

Manoeuvres des pompiers dans les années 60.

 

 

 

Manoeuvres des pompiers dans les années 60 avec une pompe à bras pompant l'eau dans le bac d'une fontaine aujourd'hui disparue, et qui était située juste devant l'ancienne poste de Loisey.

 

 

Manoeuvres des pompiers dans les années 60

 

 

Manoeuvres des pompiers dans les années 1970

 

Réception des pompiers de Loisey par Mr le maire Joseph Roustang à l'occasion d'une cérémonie des voeux au Moulin (début des années 70)

 

Les pompiers de Loisey-Culey et le conseil municipal (fin des années 70).

 

 

 

Manoeuvres des pompiers à Loisey en 1972
( film amateur muet en Super 8 )

 

 

 

 

Le passage en revue des sapeurs-pompiers de Loisey-Culey le 14 juillet 1979
(Film amateur muet en Super 8)


Mr Jean Lozahic, le maire de l'époque, accompagné de son adjoint Mr Jean Enchéry de Culey, passe en revue les pompiers sur la place de la mairie.
Il remet ensuite une médaille à Mr André Pédrak qui commandait alors la brigade.

 

 

 



 
 

- Le bureau de poste :

On sait qu'un bureau de poste et un facteur-receveur était déjà en place à Loisey au XIXe siècle.
Pendant tout le XXe siècle et même à la fin du XIXe, ce bureau de poste se trouvait au 68 de la Grande Rue.
C'était à l'origine la maison de Mr de Beauval qui était un ami de la famille des "du Châtelet", eux-même propriétaires de l'ancien château de Loisey qui se trouvait alors juste en face, de l'autre côté de la rue.
Cette maison de maître aurait été érigée au milieu du XVIIIe siècle, et le riche propriétaire se serait à première vue beaucoup inspiré de la nouvelle décoration du château qui était alors en pleine restauration.
Cette belle demeure avec quelques beaux éléments d'architecture fut donc achetée par la commune de Loisey en 1867.
Elle servit d'abord de nouvelle école des filles, pour recevoir plus tard une extension sur le côté Est qui fut destinée à créer des salles de classes supplémentaires.
Le bureau de poste, le logement du facteur, ainsi que divers annexes occupèrent dès lors et par la suite le côté ouest pendant de nombreuses années.
Mais suite à la suppression du poste de facteur-receveur à Loisey à la fin des années 1990, ce bureau de poste fut désaffecté et servit un temps de logement communal, avant d'être réhabilité dans le cadre de la restauration de notre nouvel espace communal et scolaire ouvert en 2020.
A noter toutefois qu'une agence postale, (toujours en activité de nos jours), remplacera ce bureau de poste durant quelques heures par semaine, en alternance avec le secrétariat de mairie qui avait été alors aménagé sous la salle des fêtes du 1000 Clubs, de la fin des années 90 jusqu'à la démolition de ce local en février 2020.

 

 


L'entrée de l'ancien bureau de poste
tel qu'il était en 1972.

 

 

Détail de quelques moulures, boiserie et bas-reliefs conservés dans les plus belles pièces de cette maison de maître qu'était à l'origine l'ancien bureau de poste.

 

 

Mr Gaston Lebrun (1899-1981) est l'un des facteurs-receveurs des postes ayant exercé le plus longtemps à Loisey (de 1926 jusqu'à sa retraite en 1964). Grande figure marquante du village jusqu'à la fin de de sa vie en 1981, il était l'ami de tout le monde et surtout des enfants.

 

 


 
 

 

- Le service des ordures ménagères :

 


Le "Mont Blanc" de Loisey.

Qui dans notre village ne connait pas le "Mont Blanc" ?
Peu de loiséens à n'en pas douter !
Pourtant, cette dénomination singulière d'un lieu-dit du village ( totalement inconnue sur le cadastre ) semble assez récente... du début du XXe siècle tout au plus ; et sans doute donnée par des habitants du village sans qu'on en connaisse la raison exacte.
Tout semble commencer vers 1908, quand la municipalité décide de l'implantation d'un clos d'enfouissement d'animaux morts sur les bords d'une colline à moins d'un kilomètre au sud-est du village, au lieu-dit "Sur la Croix" ; sur un terrain communal lui-même situé le long du chemin dit "des Brebis".
Ce terrain, une ancienne et petite pelouse calcaire non classée, devint ensuite assez rapidement une décharge d'ordures ménagères et d'objets divers qui furent déversés sur ses bords.
Une conséquence due bien entendue à l'accroissement constant de la consommation de notre société du XXe siècle ; notre village encore trés peuplé à l'époque n'y faisant pas exception.
Cette décharge publique, gérée intégralement par la commune, y compris pour le ramassage par camions-bennes (prêtés par la fromagerie entre-autre), perdurera jusqu'au milieu des années 70, jusqu'à ce que les ordures ménagères du village soient prises en charge dans un dépôt au niveau régional. Pour ensuite être traitées par l'incinérateur de Tronville-en-Barrois à son ouverture en 1983.
De nos jours, cette décharge est bien sûr interdite...
A noter aussi que le sommet de ce "Mont Blanc", en forme de petit plateau, sembla suffisamment convenir à la municipalité à la fin des années 60 pour y implanter un terrain de football aux dimensions réglementaires.
On peut y signaler également, l'implantation à proximité d'un relais de téléphonie mobile décidé en 2008.

 

 

Le "Mont Blanc" de Loisey

Vue sur la petite vallée de Loisey et sur les villages de Culey et Silmont que l'on distingue au fond.
La colline du "Mont Blanc" est à gauche de l'image.

 

L'église et le Mont Blanc de Loisey

L'église et la colline du Mont Blanc (à gauche) vues depuis le chemin de Grande Terre à Loisey.


 

Terrain de foot Loisey

Le terrain de football du
Mont Blanc et le relais
de téléphonie mobile qui a été édifié à proximité en avril 2008.

 

Un extrait du cadastre de 1839 - On y distingue le carrefour de la route de Loisey à Salmagne avec le chemin des brebis qui mène à l'actuel Mont Blanc.



 


 
 

Les loisirs, les sports, et les festivités :

Déjà au XIXe siècle, notre village connaissait une animation certaine : Fêtes religieuses, républicaines, parfois défilés militaires s'y succédaient tout au long de l'année.
Le XXe siècle n'a pas failli à la règle : Entre les fêtes patronales de la Saint-Rémi, les fêtes de Sainte-Geneviève au milieu des bois, les kermesses, les processions religieuses du printemps, les fêtes des écoles, les défilés de pompiers, défilés de carnaval, de club de gymnastique, d'anciens combattants, et même de club de tir... ; les animations étaient trés nombreuses et permettaient à tout un chacun d'avoir l'occasion de se divertir et de se réunir.
Une salle de cinéma et une bibliothèque municipale avaient même été créées au milieu du XXe siècle dans le village.

Au début des années 1950 fut fondé à Loisey une section locale des AFR (Aides Familiales Rurales) - Une association créée au niveau national en 1945).
L'activité principale de cette dernière fut au début d'aider les familles loiséennes en difficulté dans leurs tâches quotidiennes (ménage, cuisine, lavage-repassage, garde d'enfants, etc...)
Par la suite, les activités de la section AFR de Loisey s'étoffèrent à partir des années 70 par l'organisation de fêtes et d'animations diverses qui jouirent d'un franc succés parmi les habitants pendant de nombreuses années.
Le premier président de cette association AFR loiséenne fut M. Jean Lozahic, conseiller municipal de l'époque, suivi ensuite par Mme Anne-Marie Preisler, une habitante du village, qui exerça du début des années 70 à la fin des années 90.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Loisey ne disposait en guise de salle des fêtes, que d'une petite salle accolée à une maison située près de l'église.
En 1973, la municipalité de l'époque décida de faire construire un "1000 Clubs" sur la place centrale du village.
Ce projet faisait partie de ce qu'on appelait à l'époque l'opération " Mille clubs de jeunes " lancée par le ministère de la Jeunesse et des Sports à partir de 1967, et ce, dans le but de faire monter par des jeunes de chaque commune un local qui leur serait d'abord destiné.
Le bâtiment choisi parmi plusieurs modèles en structure légère serait délivré en kit gratuitement par l'état (à condition d'avoir prévu par avance la réalisation de la dalle recevant toute la structure).
A Loisey, il avait été prévu de monter ce 1000 Clubs au sommet d'un bâtiment inférieur doté de deux garages destinés au matériel des pompiers, avec un préau et une pièce supplémentaire pour l'école. L'accès au 1000 Clubs se ferait par des escaliers prévus sur les côtés.
La commune s'occupa donc de faire réaliser la partie inférieure par des entreprises, et le montage du 1000 Clubs proprement dit fut confié aux habitants volontaires du village, jeunes et moins jeunes qui l'assemblèrent en quelques semaines.
Ce bâtiment, restauré plusieurs fois au cours des décennies, avec sa toiture entièrement remplacée vers 1990, et des nouveaux bureaux de poste et secrétariat de mairie aménagés au rez de chaussée à la même époque, sera finalement démoli en 2020 après 47 ans de bons et loyaux services.

Au début des années 1990, et parallèlement à la création de circuits de randonnée autour du village et de ses alentours, la municipalité décida d'aménager un gîte de randonnée de 26 places qui serait à louer en groupe ou individuellement.
Equipé d'une cuisine et d'une salle commune, il sera situé dans un endroit au calme au bout de la rue Marquise du Châtelet, dans la partie nord dans l'ancien bâtiment industriel de la fromagerie.
Ce gîte est toujours en service à l'heure actuelle.

Loisey n'était pas en reste sur le plan sportif au XXe siècle.
Un petit terrain multisport avait été aménagé au début des années 60 tout près de l'école pour l'éducation physique des enfants en période scolaire.
Et pour les plus grands, la municipalité avait également prévu l'implantation d'un terrain de football au sommet du "Mont Blanc".
Loisey a d'ailleurs eu souvent l'honneur de posséder une équipe dont le nom a également changé au gré des années : de L'AS Loisey à l'AJAL, l'AJA , etc...

En 1993, un centre équestre privé fut ouvert à Loisey dans les anciens bâtiments transformés de la Société Meusienne De Salaisons, Rue des Dîmes.
Au travers d'une association baptisée "Equi'vogue", ce centre dispensera des cours à destination des cavaliers et du public de tous âges.
Bien équipé grace à ses manèges abrités et à ses terrains aménagés, il rencontrera beaucoup de succès au fur et à mesure des années.
Cette société et cette association existent d'ailleurs toujours de nos jours.

 

 

La légion St Remy

La Légion St-Rémi de Loisey était un groupe de gymnastique
du début du XXe siècle.

 

 


La Clique de Loisey était une fanfare municipale qui anima le village du début des années 1950 jusqu'aux années 60

 

La Clique de Loisey défile dans la Rue Marquise du Châtelet. (Photo des années 60)

 

Vue générale du village dans les années 1960

 

 

La Grande Rue et l'église dans les années 60

 

 

Vue sur le village depuis la route de Salmagne (années 60)

 

La Grande Rue, l'église, et l'épicerie de la "coop" dans les années 60

 

L'équipe de la MRJC de Loisey (Mouvement rural de jeunesse chrétienne) sous la direction de Mr l'abbé Bernard Schmit. (Début des années 60)

 

 

Mrjc Loisey

L'équipe de la MRJC de Loisey sous la direction de Mr l'abbé Bernard Schmit (fin des années 60)

 

L'entrée du village de Loisey vers 1960

L'entrée du village avec, à gauche, le lotissement Roustang, dans les années 60

 

Un mariage à Loisey en 1967

Un mariage défile dans la Grande Rue de Loisey le 8 mai 1967.

 

AFR Loisey

Fête des AFR à Loisey dans les années 60

 

Un défilé de chariots fleuris dans les années 60

 

 

Carnaval des enfants à Loisey dans les années 60

 

Un stand lors d'une fête des AFR à Loisey dans les années 1960

 

La fête de Sainte-Geneviève organisée par la paroisse et la municipalité se déroulait en forêt chaque lundi de Pentecôte et tous les ans jusqu'à la fin des années 80. Elle attirait beaucoup de monde.

 

Après la cérémonie religieuse du matin célébrée près de la chapelle, divers jeux étaient proposés au public lors de la fête en forêt de Saint-Geneviève (photo années 60)

 

Un défilé de chariots dans la Grande Rue. (années 70)

 

Un défilé costumé dans la Grande Rue. (Années 70)

 

L'équipe de football de Loisey
en 1946.

 

 

L'équipe de football de Loisey
à la fin des années 70 .


 

Le 1000 Clubs de Loisey

Le 1000 Clubs, photographié ici vers 2015, était situé au fond de la place centrale du village.
(Photo de Mme Nathalie Musset)

 

 

Le gîte de randonnée de Loisey, photographié ici en 2014, est situé Rue Marquise du Châtelet.

 

La fête patronale de la St-Rémi, photographiée ici vers 2015, se déroule chaque année à Loisey, et tous les premiers dimanches d'octobre.
(Photo de Mme Nathalie Musset)

 

 

Le 14 juillet 1976 à Loisey
(film amateur muet en super 8)


 

 

 


 

 
 

La vie dans le village à la fin du XXe siècle :

 


Les inondations des 14 et 15 août 1972

Dans l'après-midi du 14 août 1972 vers 15h, le ciel va devenir tout à coup trés menaçant et très sombre dans toute la région du Barrois.
Un trés violent orage va s'abattre soudainement... Loisey et plusieurs villages environnants ainsi que la ville toute proche de Bar-le-Duc ne seront pas épargnés.
A Loisey, une pluie diluvienne descendue des pentes relativement raides de notre petite vallée va faire monter trés rapidement le niveau du ruisseau traversant le village de bout en bout.
Les travaux de curage profond du lit de ce ruisseau effectués au tout début du XXe siècle vont s'avèrer trés vite insuffisants face à l'ampleur du phénomène.
L'eau chargée de boues va envahir rapidement les rues, mais également de trés nombreuses maisons ; le niveau s'élevant même à près d'un mètre dans quelques unes.
Les violentes averses vont se succéder pendant tout l'après midi et jusqu'au soir. La crue va même s'amplifier pendant la nuit, et le village va rester inondé pratiquement deux jours.
L'eau ne commençera à s'évacuer que le lendemain en fin de journée.
Par chance, nous ne déplorerons aucun décès dans notre village, mais des dégats matériels assez considérables.
Les secours, venus rapidement de la ville voisine de Bar-le-Duc, et les services de l'état à l'échelle régionale, nous serons d'une grande utilité.
Plusieurs mois de nettoyage et de travaux s'avèreront nécessaires pour réparer les dégats...
Un demi siècle après, cette crue historique reste encore dans la mémoire de beaucoup d'anciens habitants encore vivants et qui l'ont vécue.
Chaque orage réveille en eux l'inquiétude et la crainte de voir le niveau de notre ruisseau monter vraiment trop haut.
Depuis presque 50 ans et ces funestes journées, nous n'aurons à déplorer qu'une plus petite crue : celle du 7 juin 2016 ou le ruisseau traversant le village va de nouveau déborder, mais sans commune mesure avec l'inondation catastrophique du mois d'août 1972.

 

 

Les inondations de 1972 à Loisey

La place centrale de Loisey
le 15 août 1972

 

Les inondations de 1972 à Loisey

La place de la bascule et la rue
Entre-deux-Ponts le 15 août 1972

 

Les inondations de 1972 à Loisey

Une autre vue du centre du village
le 15 août 1972



 

 


 
 

 

Vidéos de Loisey période 1965-1974
(films amateurs muets en super 8)

Jeux d'enfants dans le village.

 

 

 

 


 

 

Vidéos de Loisey période 1995-1996
(film familial amateur)

Scènes de vie : maisons fleuries, la noce au village, défilé équestre, défilé de carnaval, vues diverses...

 

 

 

 

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